Anne Liardet

Anne Liardet
J'aime cette photo, tout simplement
Une navigatrice, aventurière, ce que vous voulez.
Ces traits, ce regard...
J'aime tout simplement.
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# Posté le mercredi 29 octobre 2008 15:33

Le mythe féminin

Elle est grande, élancée, un je ne sais quoi qui fait que notre regard et le temps s'arrête un instant lors de son passage. Un effluve de puissance et de sérénité jaillie. Une « aura » envoutante et si particulière. Elle à les cheveux bruns et courts, assez rare pour une jeune femme. Son visage n'est que peu visible. Ses yeux sont cachés derrière une paire de lunettes à la mode. Branches plates et blanches, monture noire mat. Quelque chose de sérieux. La coiffure est plaquée et ordonnée, la raie de cheveux à droite sur le front me rappelle mes coiffures d'enfance, de petit enfant sage. Malgré cette coupe relativement masculine il existe une impression d'enfance et sa féminité n'est en rien altérée. Au contraire, elle se trouve sublimée. Son bout du nez, sa bouche, son menton sont cachés par une écharpe en grosse maille rose fuchsia. Une couleur féminine par excellence qui contrarie la sobriété et le sérieux de sa coiffure, son regard, ses lunettes et sa veste, tout est de couleur noir mais cette écharpe apporte une gaieté inattendue à l'ensemble. Elle a de longues et fines jambes. Des jambes équilibrées mais des petits pieds. Ce qui pourrait paraitre étonnant pour sa taille. Ce portrait que je m'amuse à peindre m'a paru évident. Une si belle femme, sobre, sérieux, élégante mais également surprenante. Elle à forcément un petit « truc » dans sa manche ou son sac... La encore un sac aux apparences « rigides ». Un grand sac en cuir dur. Carré, coutures blanches. Une grande boucle vient parer l'ensemble. On se doute qu'il doit contenir le mystère féminin. Et bien oui et ce soir la partie émergée de l'iceberg est un fin tricot bordeaux, qu'elle sort, avec les aiguilles. C'est donc ca le mystère féminin ? Une apparence mais un Etre. Le tricot, souvent, renvoie l'image de la grand-mère au coin du feu fabriquant des chaussettes pour l'hiver. Il n'en est rien. Cette vision me fait sourire et me questionne. Que fait-elle ? Pour qui ? Pourquoi ? Est-ce elle qui a fait son écharpe ? Qui lui à apprit le tricot ? Son regard ne lâche pas son ouvrage, concentré dans son travail qui est pourtant (je pense) un loisir divertissant. Je geste est régulier. La tête est fixe, le geste est sûr. Je m'amuse à la regarder du coin de l'½il. J'ai envie de lui donner ma feuille et lui dire merci pour ce voyage qu'elle ma offert sans le savoir. Pas envie de lire, d'écouter la musique, juste envie de capter l'instant présent. Rendre immortel ce moment de bonheur éphémère. Discrètement au bas de ses fines oreilles apparait une chose brillante, sans doute des boucles d'oreilles.

Vraiment, quel ravissement et quel paradoxe. Proche de l'élégance du hérisson. Tout ce paradoxe, la féminité dans la sobriété et le classicisme. Cette enfance dans cette femme affirmée. Quelle joie, quel moment, simplement.
# Posté le vendredi 17 octobre 2008 12:39

Pleurer

On choisi ses amis mais rarement sa famille. C'est pas de Renaud ca ?? ...un cht'i tient! Nous y voila
Putain des fois j'ai l'impression que la vie déraille, que tout déraille, que la planète nous secoue pour ne faire qu'un immense merdier, un immense bourbier dans lequel on ne peut sortir.
Sa famille on l'aime, ou on l'aime pas. On veut la voir ou non. Si on ne l'aime pas, alors on ne donne pas de nouvelles, on traine des savates quand on doit la voir, et on ne sourit.
Pas l'inverse.
J'ai envie de te passer ma main en travers de la geule.
Tu sais à quel point nous t'aimons tous!
Tu sais à quel point nous t'apprécions!
J'ai pas honte de dire "je t'aime" à un homme, surtout toi.
Bordel des matins comme ca je veux plus en vivre
# Posté le samedi 27 septembre 2008 02:29

Cinescénie

Cinescénie
Une semeuse
Juste car je la trouve belle cette photo
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# Posté le jeudi 11 septembre 2008 13:56

Jour d'Hiver

On a tous vécu cela, ou voulu le vivre. Ce petit moment à la fois simple et compliqué. Tant de facteurs entrent en jeux. Je ressens encore tout cela, ces odeurs, ces bruits, ces sensations mêlées.

Oui j'aime cela, ce jour du mois de Décembre, souvent le dimanche où le ciel se pare de son plus beau bleu et de son froid le plus rigoureux. Un de ces dimanches hivernaux où le temps est trop beau pour se dire que l'on va rester au chaud près de la cheminée, si réconfortante soit elle. Non cela serait donné du caviar aux cochons.

Alors on mange vite, on prend la voiture, on se rend sur le bord de mer. On s'emmitoufle de plusieurs épaisseurs. Un bon pull à col roulé, une écharpe bien épaisse pour braver les courants d'air venants du large, et une bonne veste bien épaisse pour éviter de finir tout engourdi.

Dans une seconde on sera sortie de la voiture, le froid nous rongeras le visage, le soleil nous réchauffera à sa manière. Si ce n'est le corps ca sera le c½ur.

On marche, on discute, on marche, on regarde les gens, on se regarde. On aime, on aime ce temps, on aime ce lieu, on aime vivre. Le temps file mais il est arrêté le temps d'un après-midi. Le temps d'un après-midi nous n'avons plus de soucis, plus de doute. Une seule certitude, nous sommes vivants, heureux, amoureux. De son prochain et de la vie tout simplement.

On marche, le soleil rayonne comme on le souhaite chaque jour durant la longue période hivernale. Les mouettes volent au dessus des vagues qui viennent s'écraser sur le rivage. Le vent balaie la plage par rafale et nous engourdis le bout du nez, les vagues se trouvent décapiter par ces rafales et se transforment en de belles gerbes d'écume qui transforme cette mer si rafraichissante l'été en un lieu bouillonnant mais froid. Le rouge devient la couleur la plus commune sur notre pauvre visage.

On marche, on se fait téméraire, le temps passe avec plaisir, pas d'horaire. Pas de soucis. Il fait si froid, allons se réchauffer.

Et la intervient la magie de ces jours d'hiver. On s'engouffre à plaisir dans un de ces petits troquets qui ont le courage d'ouvrir leurs portes au badeaux courageux. Le temps d'un instant, ce nez engourdi se trouve réchauffé par ces effluves de café, cette chaleur humaine, une chaleur physique et morale. Une chaleur qui vous réchauffe le corps et le c½ur.

Le soleil si rayonnant se trouve légèrement bloqué et crée des coins d'ombres dans le restaurant. On s'y cache, on s'y blotti. Les gens alentours, tous ont le même bonheur accroché aux lèvres. Malgré cela on parle à voix basse, de peur de casser cette intimité si particulière.

Un chocolat bien mousseux nous arrive, les mains se collent à plaisir contre cette tasse de lait qui nous fait remonter jusqu'a notre chère enfance. Cette onctuosité nous revigore le corps, par l'intérieur cette fois, et nous laisse de délicate moustache au coin des lèvres. Un sujet supplémentaire de calembours qui rendent cette journée encore un peu plus magique.

Il est temps de quitter ce jardin d'Eden. Le froid reprend sa place, mais le bonheur est toujours bien présent. On fait le chemin en sens inverse, on se remet les pieds dans le sable, même si dans les chaussettes il est moins agréable. On fait avec, tout à fait facilement. On grimpe dans la voiture pour repartir vers notre petit chez nous. Des bruits, des odeurs, des frissons et des images plein la tête. Prêt pour repartir pour une nouvelle semaine de travail, de cours, que sais je ?

Au final, que nous à apporter cette journée? Matériellement, rien! Mais cela n'a aucune importance. Il nous a apporté une chose, du bonheur.

L'argent ne fait pas le bonheur, l'a en est la preuve.
# Posté le mercredi 10 septembre 2008 05:28